vendredi 10 juillet 2009

Les 500 ans de Jean Calvin

Jean Calvin, 10 juillet 1509 - 27 mai 1564


Un anniversaire souligné dans le monde protestant aujourd'hui est celui de Jean Calvin, réformateur du christianisme à la suite de Martin Luther. C'est donc un peu la fête des églises issues du calvinisme.

Jean Calvin est un grand théologien protestant. Il reçoit une formation d'humaniste et adhère à la Réforme vers 1533, condamnée en France comme hérésie.

Nommé pasteur à Genève, la place politique décisive qu'il donne à l'Eglise le fait bannir de la ville. Il part pour Strasbourg en 1538 et devient pasteur des réfugiés français. Rappelé à Genève en 1541 où il demeure jusqu'à sa mort, il organise théologiquement la nouvelle Église, lui donnant une image d'austérité.

Il est aussi l'un des premiers écrivains en français, langue qu'il choisit pour faciliter la propagation de ses idées caractérisées par la rigueur, la logique et la clarté. En 1559, son effort d'organisation religieuse aboutit au synode de Paris qui publia quarante articles résumant la doctrine réformée.
(source: Evene.fr)

Jean Calvin, de son vrai nom Jehan Cauvin (Noyon, Picardie, 10 juillet 1509 - Genève, 27 mai 1564) est un homme de lettres français, théologien protestant, polémiste et chef religieux.

Calvin est, avec Martin Luther, Ulrich Zwingli et Martin Bucer, l'un des principaux artisans de la Réforme protestante, qu'il développa à Genève, en opposition à certains dogmes, rites et pratiques de l'Église catholique romaine, tels que le pouvoir du Pape et des conciles, la confession auriculaire et les Indulgences.
( source: Wikipédia )

L'Institution chrétienne est son oeuvre majeure de théologie.




« La foi est une vision des choses qui ne se voient pas »
Jean Calvin


«Il n’existe aucune autre manière de vivre pieusement et en juste qu’en s’en remettant à Dieu.»
Jean Calvin

jeudi 9 juillet 2009

Catholiques choqués et notre premier ministre du Canada dans l'embarras





L'hostie de la controverse


La Presse Canadienne
Ottawa

Un porte-parole de Stephen Harper affirme que le premier ministre a bel et bien avalé l'hostie que lui avait remise un prêtre catholique aux funérailles de Roméo LeBlanc, la semaine dernière, et qu'il ne l'a pas glissée dans sa poche comme l'affirment certains.

«À la fin de la cérémonie, il s'est fait offrir la communion. Il a accepté la communion et il a consommé l'hostie», a soutenu mercredi son porte-parole, Dimitri Soudas, qui se trouvait à L'Aquila, en Italie, aux côtés de M. Harper qui participe cette semaine au sommet du G8.

Le premier ministre s'est retrouvé au coeur de la controverse, depuis qu'un prêtre du Nouveau-Brunswick demande des explications sur ce qui est advenu de l'hostie, qui est considérée comme sacrée par l'Eglise catholique et qui doit être avalée.

M. Harper a accepté l'hostie lors des funérailles catholiques de l'ancien gouverneur général, Roméo LeBlanc, vendredi dernier, à Memramcook, dans la province maritime.

Mais monseigneur Brian Henneberry, qui est vicaire général et chancelier du diocèse de Saint-Jean, au Nouveau-Brunswick, a soutenu que ce qui était advenu de l'hostie était incertain et que ce serait scandaleux si le premier ministre l'avait glissée dans sa poche.

Une vidéo diffusée dans le site Internet YouTube montre le premier ministre recevant l'hostie, mais on ne le voit pas la mettre dans sa bouche, comme le veut le rite catholique. M. Soudas a totuefois assuré que le premier ministre l'a mise dans sa bouche «immédiatement» après l'avoir reçue.

Dans l'extrait vidéo présenté sur YouTube, M. Harper tend sa main droite et accepte l'hostie que lui présente le prêtre, mais il ne la consomme pas pendant les quelques secondes au cours desquelles il se trouve dans le champ de la caméra.

M. Harper est de confession protestante et il ne devrait pas, normalement, recevoir la communion lors d'une cérémonie religieuse catholique, bien que la procédure à suivre en des circonstances exceptionnelles ne soit pas claire.

Si le premier ministre a accepté l'eucharistie sans la consommer, ce serait «pire qu'un faux pas, c'est un scandale d'un point de vue catholique», a déploré Mgr Henneberry au quotidien Telegraph Journal du Nouveau-Brunswick.

Le président du Sénat, Noël Kinsella, qui était lui aussi présent lors des funérailles de M. LeBlanc, s'est lancé à la défense du premier ministre dans un communiqué diffusé mercredi.

«Je tiens à déclarer que j'ai personnellement été témoin de la scène, étant assis à quelques sièges de lui, a assuré M. Kinsella, qui a été nommé président du Sénat en 2006 par M. Harper. Le premier ministre a pris l'hostie qui lui était offerte par l'archevêque André Richard et l'a consommée.»

Monseigneur Henneberry a par ailleurs critiqué le fait que M. Harper a accepté l'hostie, même s'il n'est pas catholique.

«Si le premier ministre n'est pas catholique, il ne devrait pas avoir reçu la communion, a-t-il fait valoir. Et s'il se présente, cela met le prêtre dans une situation délicate, particulièrement lors de funérailles d'État, parce que tout le monde regarde.»

Mais le prêtre catholique qui a prononcé l'homélie lors des funérailles, Arthur Bourgeois, a pour sa part indiqué qu'il n'était pas contrarié par le fait que le premier ministre a accepté l'hostie.

«Habituellement, pour participer à la communion dans l'Eglise catholique, il faut en être membre, a-t-il expliqué au quotidien néo-brunswickois. Mais si vous ne l'êtes pas, parfois exceptionnellement lors d'occasions importantes (c'est différent).»

M. Harper, qui effectue présentement un voyage de cinq jours en Italie pour le sommet du G8, doit rencontrer le pape Benoît XVI samedi.

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En principe je crois que la communion, peu importe la confession chrétienne doit être ouverte à tous les chrétiens. C'est l'attitude adoptée par l'Église Unie qui invite chaque personne croyant en Jésus-Christ à partager le pain et le vin de la Cène.

Je suis contre l'exclusion de la communion telle qu'elle se fait dans l'Église catholique.

Cependant, sur un plan strictement personnel, je ne communie pas à une messe catholique par respect des convictions et des règles propres à cette église, à moins qu'on m'y invite.

Pour ce qui est de notre premier ministre canadien Stephen Harper, il ne faut surtout pas s'attendre à autre chose qu'un démenti lorsqu'il commet une bévue et Dieu sait qu'il n'en est pas à sa première.

Qu'il ait consommé ou pas l'hostie, ça lui appartient. Même si ces images semblent parler d'elles-mêmes, je me méfie de la supposée vérité qu'elles affichent. Je crois qu'il aurait été préférable que le premier ministre canadien, protestant proche des fondamentalistes s'abstienne tout simplement de se présenter à la table de communion. Il aurait éviter ainsi d'être celui par qui le scandale arrive... s'il y a véritablement scandale.

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Mise à jour à 17h45 / Montréal

Harper n'a rien fait de mal en acceptant l'hostie, affirme l'archevêque

La Presse Canadienne
Moncton, Nouveau-Brunswick

L'archevêque catholique qui a donné la communion au premier ministre Stephen Harper lors des funérailles de l'ancien gouverneur général Roméo LeBlanc croit qu'il n'y avait aucun manque de respect dans son attitude, même s'il a consommé l'hostie bien qu'il ne soit pas catholique.

L'archevêque André Richard a expliqué au cours d'une entrevue téléphonique que c'est un sacrilège pour un non-croyant de prendre part au rite religieux de la communion mais seulement si cela est fait délibérément par manque de respect.

Et, à ses yeux, il n'y avait aucune mauvaise intention de la sorte dans l'attitude de M. Harper.

Il s'agit simplement d'un incident malheureux, a-t-il conclu, et qui a mené à une certaine incompréhension. À ses yeux d'ailleurs, l'incident est clos.

Dans la vidéo qui a été diffusée du service funèbre, on voit le premier ministre, qui est de religion protestante, tendre la main pour prendre l'hostie. On ne voit toutefois pas ce qu'il en a fait ensuite.

Un porte-parole du premier ministre et au moins un témoin de la scène ont affirmé que le premier ministre avait avalé l'hostie.

mardi 7 juillet 2009

Un été très occupé...et l'appel de la mer

Cape Cod National Seashore, Mass. Us

La période estivale a commencé assez mal du côté température. La pluie des derniers jours, le temps nuageux et maussade n'a rien de tellement invitant à demeurer au Québec encore cette années. C'était aussi le cas l'an dernier.

Je n'ai pas encore eu une journée de congé totalement ensoleillée depuis longtemps. La semaine dernière, il est tombé pas moins de 51mm de pluie en de vingt quatre heures dans mon bled. Malgré tout, il faut faire contre mauvaise fortune bon coeur et profiter de la verte saison sans craindre de se mouiller. L'Été est déjà trop court par ici pour trop se plaindre de l'état des choses.

À ma grande joie, j'ai retrouvé via Facebook une amie du secondaire de qui je me sentais proche. Nous nous reverrons bientôt après trente quatre ans. Il est évident que nous aurons plein de chose à nous raconter.

J'ai aussi particulièrement hâte de rencontrer B. et J. qui viendront de Belgique pour une visite au Québec à la fin du mois.

En août, plusieurs évènements et rencontres sont prévus dont le pique-nique de «Foi et Fierté» le dimanche 23.

Entre ça, si le soleil est de la partie, quelques voyages en Estrie et dans les Laurentides et la Beauce sont envisagés pour faire de la photo.

J'attends toujours l'appel de l'hôpital pour mes examens mais il ne s'agira que d'une journée ou deux à à chaque fois (pour deux examens).




Lorsque je débuterai mes propres vacances, je partirai avec mon conjoint pour Cape Cod aux États-Unis. Après sept heures de route, nous irons nous mettre les pieds dans l'océan à Provincetowm, qui est à environ deux heures trente de Boston.



Destination gaie par excellence, Provincetown est situé entre la baie de Cape Cod et l'océan Atlantique. La ville a été fondée en 1620 apr des pélerins protestants ( les puritains) qui fuyaient l'Angleterre à cause des persécution de Jacques 1 (James Stuart) qui a été le successeur d'Élizabeth 1 (fille de Anne Boleyn et Henri VIII).

La trentaine de puritains ont voyagé sur le Mayflower qui avait quitté Plymouth en Angleterre. Le premier projet de colonisation devait se faire près de la rivière Hudson, mais le mauvais temps a obligé les voyageurs à descendre à Cape Cod, sur le lieu de la ville actuelle de Provincetown. Les puritains voulaient fonder une colonie et pratiquer librement leur religion.

Mayflower

Ces colons ont été les premiers à s'installer de façon durable en Nouvelle Angleterre. Il fondèrent aussi la ville de Plymouth dans le Massachusetts. Provincetown la pure des puritains n'est guerre aussi pure de nos jours. Chacun va y chercher ce dont il a besoin. Pour ma part c'est le soleil, la mer et l'intimité avec mon conjoint qui sont les motifs de ce voyage.

Je ne suis pas allé à Provincetown depuis 1997. J'avais l'habitude d'y faire mon tour au moins à tous les deux ans. Je faisais du camping à North Truro au «North of Highland» sur l' «Head of the Meadow». Pour la première fois, j'irai dans un guest house, le «Black Pearl Inn». Pas besoin de dire à quel point j'ai hâte de retrouver Dame Océan, ses vague, son soleil couchant et son air marin. Ça m'aide à trouver le courage de travailler les prochaines semaines.





The Black Pearl Inn, Provincetown, Mass, Us

La monument des Pèlerins fondateurs, Provincetown, Mass.Us
L'endroit de la ville qui à son sommet permet de voir à la fois l'Atlantique et la baie de Cape Cod.


Dunes et sentiers de plage

samedi 4 juillet 2009

Vus sur le web




«Je rêve d’une réunification de l’Eglise»
sur Bonne Nouvelle

Timothy Radcliffe, ancien maître général de l’Ordre des dominicains, estime que la crise que traverse le christianisme européen est bénéfique. Pour sa rénovation

Le christianisme est-il, selon vous, en crise en Occident?
Timothy Radcliffe: Oui, je l’espère! Dans toute l’histoire du salut, Dieu nous approche par les crises. Dans la Bible, une crise succède à une crise; la crise de l’expulsion du paradis, la crise du Déluge, la crise de la tour de Babel.

Pourquoi le christianisme traverse-t-il cette crise en Europe?
Je noterai deux éléments. Le sécularisme implique le scepticisme. La recherche scientifique a besoin de ce scepticisme. Mais en ce qui concerne les grandes questions de la vie, on ne peut rester sceptique ou détaché. Dieu nous dit: «Viens à moi.» Croire n’est pas seulement un acte mental, mais c’est placer notre vie dans les mains de Dieu. Et de répondre: «Oui, je viens» est un acte de courage. Cela a toujours été difficile pour l’humanité. Peut-être est-ce encore plus difficile de répondre dans une société sceptique! L’imagination européenne est aussi en crise. Nous ne voyons pas Dieu, il nous faut une imagination qui va à la transcendance, qui voit des petites étincelles de la divinité. L’imagination européenne semble devenue étriquée. L’arc-en-ciel a cessé d’être merveilleux pour ne devenir qu’un objet scientifique.

Les sociologues parlent aujourd’hui du retour de la religion. C’est votre avis?
Effectivement, il y a un retour, mais fondamentaliste. Il faut résister à cette tentation du fondamentalisme. C’est un phénomène nouveau dans le christianisme, une réaction au fondamentalisme scientifique. Avec la science, nous aurions un langage pur et objectif. Les chrétiens, d’abord dans les milieux protestants, ont répondu: «C’est nous qui avons le langage pur, c’est la Bible.» Avant le XVIIIe siècle, personne n’était fondamentaliste dans ce sens.

Pourquoi faut-il combattre le fondamentalisme?
Parce que c’est trop étroit! Dieu est grand. Lire la Bible, comme une description littérale, c’est perdre sa richesse inimaginable, pleine de mythes et de métaphores. Dieu est toujours multidimensionnel.

Beaucoup estiment que le langage des Eglises n’est plus compréhensible, plus adapté à nos contemporains. Comment le rénover?
Nous avons là un grand défi. Pour toutes les Eglises, il s’agit de maintenir une culture chrétienne, mais ouverte. L’arbre est vivant seulement s’il est ouvert vers l’extérieur. Il faut soutenir les gens qui vivent à cette frontière entre la foi et la non-croyance. Nous sommes vivants seulement si nous sommes en contact avec ce qui n’est pas l’Eglise. Jésus a ouvert son hospitalité à tout le monde. Il n’a pas demandé aux prostituées de confesser le credo avant de manger.

Comment le catholique que vous êtes perçoit-il la Réforme?
Cela a constitué une déchirure très pénible de l’unité du corps du Christ. L’Eglise catholique doit voir là aussi sa propre responsabilité. Je pense que c’est tragique de n’avoir pu réaliser la réforme à l’intérieur de l’Eglise. Toutefois, nous avons appris, de ce fait, pas mal de choses. J’ai fait mes études à Oxford chez les protestants et j’ai étudié la Bible avec les méthodistes et les anglicans. Une grande bénédiction pour moi! J’ai aussi des liens d’amitié avec beaucoup de protestants en Angleterre. Je rêve, pour ma part, d’une réunification de l’Eglise, car, comme catholique, l’unité de l’Eglise, l’unité visible, est essentielle. Pour y arriver, cela implique des changements chez chacun et une rénovation profonde de l’Eglise catholique.

* Bernadette Sauvaget, «Réforme»



Il y a 500 ans naissait Jean Calvin
Le Figaro

Il y a 500 ans, le 10 juillet 1509 naissait en Picardie, dans le nord de la France, Jean Calvin, l'un des deux grands théologiens et initiateurs du protestantisme qui compte aujourd'hui quelque 600 millions de fidèles à travers le monde, toutes familles confondues. Comme son contemporain Martin Luther (1483-1546) qu'il n'a jamais rencontré personnellement, Calvin privilégie la lecture biblique, le dépouillement, le "salut par la foi". Mais plus méthodique et intransigeant, moins passionné, presque froid, il s'en distingue par la croyance en la "prédestination" -Dieu a choisi pour l'homme sa destinée, ce qui n'entrave pas la liberté de l'homme- et par son refus de toute hiérarchie épiscopale.

De son enfance, on connait assez peu de choses : il est né dans la petite ville de Noyon, au coeur du pays picard, d'une mère dévote qui meurt alors qu'il n'a que six ans, et d'un père autoritaire et procureur ecclésiastique, qui souhaite le destiner à l'Eglise. Il étudie successivement à Paris, Orléans et Bourges où il rencontre des disciples de Luther et se confronte aux idées d'Erasme et de Guillaume Budé. En 1533, il devient un adversaire résolu de l'Eglise catholique, condamnant, comme Luther, le pouvoir du Pape et des conciles ou encore la confession, et est contraint de se cacher.

Il gagne Angoulème, puis Bâle, en Suisse, où il publie en 1536 son oeuvre maîtresse, "L'Institution de la religion chrétienne", qui préconise un protestantisme rigoureux, un ouvrage qu'il reprendra, précisera, enrichira au fil de sa vie. Une nouvelle vie commence pour lui la même année, quand il est nommé professeur de théologie à Genève, où la réforme a été adoptée et où il crée notamment la première école primaire, obligatoire, gratuite, ouverte aussi bien aux garçons qu'aux filles. Mais deux ans plus tard, il doit quitter la ville où il ne reviendra qu'en 1541, après un passage à Strasbourg où il cotoie Martin Bucer, un autre théologien de la réforme protestante. Il veut faire de Genève une cité "modèle" et y impose un rigorisme que de nombreux fidèles jugent excessif, accusant même de "sorcellerie" certaines victimes de la peste de 1545.

Il meurt le 27 mai 1564 à Genève, mais sa renommée est déjà universelle. L'influence calviniste s'est répandue en Suisse romande et est devenue le courant majoritaire chez les protestants français ("Eglise réformée"). Mais le calvinisme a également essaimé aux Pays-Bas et de manière plus diffuse, en Grande-Bretagne et aux Etats-Unis. Selon l'historien des religions Odon Vallet, il est difficile aujourd'hui de dire "qui est calviniste et qui ne l'est pas". Les anglicans ont été, note-t-il, influencés à la fois par Calvin et par le catholicisme, tandis que parmi les évangéliques, on compte une partie "historique" calviniste. Les réformés (calvinistes) représentent quelque 50 à 60 millions de fidèles.

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CITE DU VATICAN, 3 juil 2009 (AFP) - Eloge appuyé du journal du Vatican au réformateur protestant Jean Calvin
La Croix


L'Osservatore Romano, le journal du Vatican, fait l'éloge vendredi du protestant français Jean Calvin, pourtant adversaire résolu de l'Eglise catholique, saluant un réformateur "extraordinaire", un "chrétien" qui a laissé "une empreinte profonde".

"Etant donné la violence des polémiques à son encontre, il n'est pas inutile d'affirmer que Calvin est un chrétien", écrit le quotidien, parlant d'un homme "extraordinaire", à l'occasion des 500 ans de sa naissance et de la publication de ses oeuvres dans la prestigieuse collection La Pléiade.

Selon le journal, "seulement deux hommes ont poussé une partie des Européens à dévier de leur chemin historique et ont eu la force d'imprimer une autre direction: Jean-Jacques Rousseau qui a remodelé le XIXe siècle et aussi le XXe, mais Calvin encore plus", souligne-t-il.

Soulignant à quel point "l'empreinte laissée par le réformateur est profonde", l'Osservatore Romano estime que "l'organisation calviniste est une création de génie" qui su "résister habilement à tous les changements et les révolutions de la modernité", grâce à sa "supériorité et efficacité, en comparaison à la rigidité autoritaire du monde luthérien".

Jean Calvin s'était posé dès 1533 en adversaire résolu de l'Eglise catholique, tout comme son contemporain Martin Luther, condamnant le pouvoir du Pape et des conciles ou encore la confession.

Son oeuvre maîtresse, "L'Institution de la religion chrétienne" (1536) préconise un protestantisme rigoureux, et son influence est devenue le courant majoritaire chez les protestants français ("Eglise réformée").






Pensée et une Confession de Foi

Fermer les yeux sur la précarité, la maladie, la déchéance, l'exclusion, c'est pratiquer une politique de l'autruche qui se retournera immanquablement contre ceux qui l'auront cautionnée.
(Noël Mamère)


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CONFESSION DE FOI

Je crois
Je crois qu’il vaut mieux croire à l’Amour qu’à la haine

Je crois
Malgré la souffrance et la mort
Je crois
Malgré mes insuffisances et mes doutes

Je crois
Que le pardon est toujours plus grand que les reproches
Que le don est toujours plus rassasiant que la spéculation
Que la paix est toujours plus forte que la guerre
Que la justice est toujours plus rassurante que l’arbitraire

Je crois
Je crois que toute vie est traversée d’une énergie qui ne finit pas avec elle
Je ne connais pas son nom
C’est pourquoi lorsque je pense à elle
Je l’appelle Dieu.

lundi 29 juin 2009

Relâche pour la saison estivale du groupe Foi et Fierté


C’était samedi soir que le groupe Foi et Fierté de l’Église Unie St-Jean de Montréal tenait son souper annuel pour souligner la fin de ses activités en ce début d’été. Réunis/es au Restaurant Nuevo de la rue Mont-Royal Est à Montréal, les participants ont pu prendre ce moment pour partager et se connaître davantage dans une atmosphère très conviviale.

Une rencontre qui a permis aussi de montrer une fois de plus l’ouverture de ce groupe envers les chrétiens gais de d’autres dénominations. Catholiques, presbytériens et membres de l’Église Unie participaient à ce souper.

Prochain rendez-vous pour le pique-nique le dimanche 23 août prochain.

vendredi 26 juin 2009

Protestants libéraux: parler de sa foi

J'ai trouvé ce texte sur le site Protestant dans la Ville. Écrit par Fred Plumer de la United Church of Christ aux États-Unis et traduit par Gilles Castelnau, m'interroge sur notre capacité en tant que chrétiens protestants libéraux de parler de notre foi.

Quelqu'un écrivait sur Caféchange cette phrase qui m'a beaucoup interpellé:

«Parler de justice sociale c'est bien, mais les gens ne viennent pas à l'Église pour entendre les nouvelles (il y a RDI, LCN, etc. pour ça). Ils viennent pour trouver une lumière d'espoir pour eux dans leurs vies.»

Nous travaillons beaucoup pour l'égalité, la justice et l'inclusivité. Nous professons beaucoup la sauvegarde de la création, y allant même d'actions significatives pour faire de nos églises des lieux plus verts . Je ne nie pas la nécessité et l'importance de nos actions dans ces domaines.

Du même coup, il faut constater que le déclin des membres de nos églises est préoccupant. Le message passe entre nous mais il ne passe pas nécessairement en dehors de nos murs. L'affirmation de notre foi n'a pas grand chose à voir avec le militantisme des églises évangéliques qui émergent et rassemblent maintenant la majorité des protestants au Québec.

Le texte du révérend Plumer est intéressant. Je vous le partage. À vous de continuer la réflexion.


Speaking of My Religion
(English version)



Fred Plumer

pasteur de l’Église Unie du Christ
Irvine, Californie, États-Unis
président de The Center for a Progressive Christianity


Ce n’est un secret pour personne que les chrétiens libéraux, progressistes et même les modérés vivent actuellement une période difficile. Pour la plupart, nous appartenons à des dénominations qui perdent leurs membres plus rapidement qu’on ne saurait dire. Les choses vont parfois si mal qu’on en est même à considérer comme un succès de réduire la diminution.
Il y a une dizaine d’années notre Église Unie du Christ a publié dans son bulletin national que le choses ne marchaient pas si mal car les autres dénominations perdaient davantage de membres que nous. Je crois d’ailleurs que ce n’est plus guère le cas aujourd’hui. Ma chère Église Unie du Christ a perdu presque 25 % de ses membres dans les derniers 20 ans. Et encore il faudrait tenir compte du considérable accroissement de la population durant ce temps.
Les Église libérales traditionnelles sont dans la peine. Nous avons été classées et cataloguées, stigmatisées et marginalisées. Nous sommes dans une situation difficile et quoi que nous fassions, quels que puissent être nos efforts pour nous faire connaître, cela ne servira à rien aussi longtemps que nous n’aurons pas réorienté notre façon d’être l’Église et notre manière de dire notre foi.
Certains disent que nos malheurs viennent du fait que nous parlons trop du sexe, de l’homosexualité, de l’avortement etc. Et il est vrai que ces questions divisent les Églises. J’ai animé des groupes de réflexions depuis plus de 10 ans sur ces questions et je suis toujours surpris de la tension et de l’agressivité qu'il provoquent parmi les membres.

Mais je pense que ce qui nous nuit est plutôt notre incapacité à parler de la foi. Ce n’est pas notre effort en faveur de la justice qui a vidé notre Églises mais c’est notre inaptitude à élaborer une théologie entraînante, une spiritualité dynamique qui a amené les gens à se rechercher ailleurs les réponse à leurs questions.
Nous vivons une période passionnante, même si elle nous laisse frustrés. Les bancs vides de notre églises nous incitent, en effet, à repenser nos fondements spirituels, à reconstituer une théologie vivante et à redynamiser notre foi et notre espérance en une vie nouvelle.
On pourrait même dire que notre époque ressemble à celle qu’ont vécue les premiers chrétiens. On a peu d’informations sur leurs temps troublés mais on sait que Jacques et Pierre avaient des débats brûlants avec Paul.
On pourrait aussi dire que notre époque ressemble à celle de l’évêque Irénée (130-202) qui polémiquait avec les chrétiens de tendance gnostique sur l’unicité de Dieu. Il est intéressant de noter que dans son Traité il polémique contre la doctrine de la Chute. Il affirme que les humains ont été créés capables de grandir jusqu’à être vraiment des « images de Dieu ». Pour Irénée, le péché n’est que la souffrance qui fait partie de la croissance spirituelle de l’humanité et il n’est pas vraiment besoin d’un sauveur pour cela, ce qui n’est pas sans conséquence en ce qui concerne la compréhension du ministère de Jésus : Cela faisait plutôt de Jésus un maître divin ou un modèle humain. Il est frappant qu’Irénée qui luttait tellement contre l’hérésie gnostique ait soutenu des opinions qui ont été considérées elles aussi comme hérétiques une centaine d’années plus tard. L’Église l’a néanmoins canonisé.

Mais je pense que nous vivons aujourd’hui une situation qui se rapproche davantage du dramatique conflit que les évêques d’Alexandrie, Alexandre puis Athanase eurent avec le prêtre Arius et ses disciples. Richard Rubenstein dans son remarquable livre When Jesus Became God (Quand Jésus devint Dieu), dit que les gens devinrent enragés lorsqu’Arius fut suspendu de son sacerdoce et banni d’Alexandrie. Ils se rassemblèrent dans les rues en signe de protestation. Rubenstein écrit : « les supporters d’Arius et les groupes soutenant Alexandre en venaient aux mains dans les rues ».
Essayez donc d’imaginer la scène ; des gens qui criaient :
- « Jésus était de même substance que Dieu » et d’autres qui leur répondaient :
- « Il était seulement de la même essence mais non de la même substance ».
Nos débats théologiques ne nous ont pas encore conduits à nous battre dans les rues, mais j’ai personnellement été insulté, on m’a craché dessus et j’ai même été physiquement menacé quand je prenais parti en chrétien progressiste sur des sujets sociaux ou théologiques.

Il y a quelques années, je déjeunais avec un prêtre catholique de mes amis. Nous participions ensemble depuis dix ans à une rencontre avec les élèves du collège voisin où nous disions ce que nos religions respectives pensaient des questions sexuelles. Et cette collaboration nous avait beaucoup rapprochés.
Ce jour-là, donc, il me demanda pour la première fois, ce que je croyais personnellement de Jésus. Je lui répondis que, pour moi, Jésus était un maître à penser unique et inspiré. Il avait vécu une profonde expérience spirituelle qui avait totalement réorienté sa compréhension de la réalité des choses et du monde ainsi que sa relation avec Dieu et avec les hommes. Il enseignait cette voie qui devait permettre à tous ceux qui voulaient bien s’y engager une semblable expérience spirituelle. Cette voie, ai-je dit encore, est un dynamisme de transformation qui nous est proposé aujourd'hui encore. Bref, j’ai eu l’impression d’avoir présenté les choses de manière assez éloquente et convaincante.
Mais le Père John me dévisagea un instant en secouant la tête :
- « Fred, de tous temps les hérétiques arrivent et les hérétiques s’en vont. Vous n’êtes qu’un hérétique de plus ».
Je lui répondis :
- « Père John, avec tout le respect que j’ai pour vous, la raison pour laquelle ils arrivaient et s’en allaient est tout simplement que votre Église les excluait, les emprisonnait ou les mettait à mort. Heureusement on ne peut pas me le faire aujourd'hui ! ».
Il est resté muet. Je ne sais pas ce qu’il pensait. Je me demande s’il avait jamais pris conscience du grand nombre d’hommes de valeur qui avaient été sacrifiés au nom de l’hérésie et combien de ces victimes avaient été par la suite considérées comme des héros de la foi. Je ne le saurai jamais car je ne l’ai jamais revu et il ne vient plus aux rencontres du collège.



Savoir nous exprimer


Nos Églises libérales sont certainement engagées, aujourd’hui encore, dans une lutte pour la vie, comme les ariens des 3e et 4e siècle. Mais nous n’avons pas donné à nos paroissiens les armes pour soutenir cette lutte.
Dans son excellent livre The Dishonest Church (l’Église malhonnête) Jack Good développe l’idée que nos églises libérales instruisent mal leurs paroissiens et ne leur donnent pas les arguments dont ils ont besoin pour répondre aux polémiques souvent puissantes des chrétiens conservateurs.
C’est pourquoi, dans mon ministère, j’ai tenu à créer un programme d’instruction qui se nommait « Faith Exploration » (exploration de la foi ) où les participants se réunissaient en petits groupes pour réfléchir à leur itinéraire spirituel, leur conception de Dieu, de Jésus et de la religion en général.
J’ai vite pris conscience que lorsque j’étais dans le groupe les participants se trouvaient intimidés par ma présence. J’ai donc formé des laïcs au rôle d’animateurs de séance. Celles-ci étaient hebdomadaires, par séries de 10 et tous les nouveaux membres de la paroisse étaient invités à y participer. Il est incontestable qu’ils se sentaient ensuite plus à l’aise lorsqu’il s’agissait de parler de leur foi.

En voici un exemple. Je fus invité un soir à dîner chez un de mes paroissiens qui avait suivi cette évolution théologique et qui souhaitait mon secours. Son père devait venir aussi mais il était membre de l’Église baptiste du Sud des États-Unis qui est très conservatrice et il risquait de ne pas apprécier du tout l’évolution spirituelle libérale de son fils.
Et en effet, au cours du repas, cet homme s’adressa à moi :
- « Parlons net, Révérend, vous vous dites chrétien mais ce que dit mon fils m’inquiète ».
Avant que je puisse répondre, mon paroissien s'adressa lui même à son père :
- « Je me considère comme chrétien car j’ai choisi de faire de Jésus la fenêtre qui ouvre sur Dieu. J’étudie ses paroles, je m’efforce de l’imiter et de suivre son enseignement. Néanmoins je ne pense pas que le christianisme soit le seul chemin qui conduise à Dieu. Je crois que l’attitude d’ouverture que Jésus manifestait à l’égard de tous, lorsqu’il invitait tout le monde à sa table, devrait être notre modèle dans nos vies individuelles et dans notre vie d’Église. Cela veut dire que nous devons accueillir tout le monde pareillement dans l’Église, quelles que soient leurs croyances, leurs couleurs, leur sexe ou leur orientation sexuelle. Et je crois que c’est cette attitude qui nous rapproche de Dieu ».
Au fur et à mesure qu’il parlait il semblait prendre davantage d’assurance.
Il continua :
- « Je crois que la manière dont nous nous traitons mutuellement et beaucoup plus importante que les dogmes que nous disons croire. Je sais qu’une grande partie du monde dépasse toute compréhension et toute certitude doctrinale et qu’il y a pourtant bienfait et grandeur dans notre attitude de questionnement et de recherche. »
Lorsqu’il disait cela, je compris qu’il s’appuyait sur les Huit Points de TCPC.
Il termina ainsi :
- « Imiter le Christ n’est pas facile dans notre société matérialiste et de compétition. Il est donc important que nous nous organisions pour trouver soutien et entraide spirituelle dans nos communautés. C’est pourquoi je fais partie de l’Église Unie du Christ ».
Je pris alors conscience que j’avais retenu mon souffle durant tout le temps qu’il parlait.
Le père de mon ami, ce baptiste étroit du Sud, dévisagea un moment son fils et lui dit :
- « C’est bien, mon fils ». Et il recommença à manger.
En voyant ce résultat de mes groupes de formation, je dansai une petite gigue de joie intérieure. Et dans les temps qui ont suivi, j’eus d’autres témoignages semblables où des paroissiens me dirent qu’il leur était désormais plus facile d’exprimer leur foi.


C’est une chose de s’expliquer devant quelqu’un qui est familier des questions religieuses et c’en est une autre d’en parler avec ceux qui n’ont pas d’instruction religieuse. Il est regrettable de constater qu’aujourd’hui, et même parmi les pasteurs, peu de gens soient capables d’expliquer quel est « la raison d’être » de l’Église.
Pendant 18 siècles l’Église a su quelle était sa raison d’être : elle avait les clés du Royaume, elle apportait le salut, elle vendait la vie éternelle. Après la Réforme protestante et les multiples divisions qui s’en sont suivies, après la création des multiples dénominations que nous connaissons aujourd’hui, il y a bien eu débat sur la question de savoir qui vendait les bons billets pour aller au ciel, mais tout le monde savait bien que c’était le rôle de l’Église.
Mais après les années 1950, l’idée que le christianisme était la seule voie vers le ciel commença a être mise en question. D’ailleurs dans les universités et les divers séminaires on commençait à discuter le concept même de paradis, de salut et de vie éternelle.
Dans nos Églises libérales le débat s’instaurait, on ne se voyait pas comme la seule porte des cieux et on se posait la question :
- « quelle est aujourd’hui la raison d’être de l’Église ? »

J’ai posé cette question des douzaines de fois à des pasteurs et à des laïcs engagés et le résultat a toujours été le même : confusion, embarras et langue de bois ! Et pourtant entretenir tous ces bâtiments, faire fonctionner les Églises représente de grosses dépenses d’argent et d’énergie. Il faudrait savoir pourquoi on le fait, et ne pas seulement répéter qu’on le fait parce qu’on l’a toujours fait.
Les sondages disent que 90 % des Américains croient en Dieu mais que seulement 25 % d’entre eux sont à l’église un dimanche ordinaire et ce nombre continue à diminuer.
Des organisations comme le Jesus Seminar permettent des conversations intéressantes sur les sujets religieux mais donnent peu de vie aux Églises – à part l’aide théologique qu’elles apportent aux pasteurs qui s’efforcent d’élaborer une nouvelle christologie pour leurs paroissiens.
Il faut être conscient du fait que 60 % des jeunes adultes de 19 à 25 ans n’ont jamais été dans une église, une synagogue, une mosquée ou un pagode – à part pour un mariage ou un enterrement. Ils ont d’autres préoccupations que la religion et d’autres choses à faire qu’aller à l’église. Le mot même d’ « église » a peu de sens pour eux.
Si vous entendez l’un d’entre eux s’écrier :
- « Pourquoi irais-je à l’église ? »
sauriez-vous lui donner une réponse claire et convaincante sans utiliser votre vieux vocabulaire traditionnel qui n’aurait pas de sens pour lui ?



Quelle est la raison d’être de l’Église




Il et inutile d’avoir appris à exprimer correctement sa foi si on n’est pas capable de dire à quoi sert d’entrer dans une église. Il est clair que dans le monde incertain où nous vivons, l’importance d’une église dépasse la simple organisation de concerts de rock.
Quelle est donc aujourd’hui la raison d’être de nos Églises libérales ? C’est évidemment la même que toujours. C’est de donner une occasion de changer, de grandir spirituellement, de se renouveler, de regarder différemment le monde. S’il n’y a personne pour souhaiter la nourriture spirituelle qu’offre notre Église, notre manière de comprendre le christianisme, alors qu’avons-nous à proposer ?

Le pasteur Kirk Hadaway, un des anciens responsables de l’Église Unie du Christ et actuellement membre de l’Église Épiscopalienne, a écrit il y a quelques années dans son remarquable livre Behold I Do A New Thing (Voici je fais une chose nouvelle) :
- « La raison d’être de l’Église est de transformer les gens en abattant les murs qu’ils ont construit en ce monde, en dénonçant leurs illusions néfastes et en les aidant à comprendre Dieu ».

Marcus Borg dit quelque chose d’analogue dans son dernier remarquable livre The Heart of Christianity (le Cœur du christianisme). Il explique que la vie chrétienne doit être « relationelle » et « transformationelle ». Deux transformations sont nécessaires. L’une est personnelle-spirituelle et l’autre est communautaire-sociale-politique. Il écrit :
- « Si nous devons être des acteurs de la justice sociale, nous devons commencer par ouvrir nos cœurs à la compassion et nous transformer nous-mêmes en enfants de Dieu. Autrement nous ne pourrons qu’ajouter à la tension, à l’agressivité et au chaos de ce monde ».



Témoigner de notre foi de manière libérale



D’abord il faut dire que l’Église est destinée aux gens qui veulent changer, être guéris, grandir, chercher et non pas aux gens qui se croient parfaits et ne veulent rien changer en eux-mêmes. Il faut dire que Jésus a apporté un mode d’emploi spirituel qui permet de changer la manière selon laquelle nous considérons le monde, nos vies, nos priorités. Il ouvre nos yeux sur des sujets pour lesquels nous étions aveugles. Il peut nous ouvrir à une plus grande harmonie, à un approfondissement de la vie heureuse.
Jésus appelait cela le Royaume de Dieu ou le Règne de Dieu. On y pénètre pas à pas.

Et tout d’abord par la repentance. Ce repentir est assumer ses erreurs et s’organiser pour ne plus les commettre. Apprendre à faire confiance à la source de la vie. Mettre en pratique un pardon réel et non pas seulement conditionnel. Arrêter de juger les autres et apprendre à aimer plus pleinement. Mettre en pratique une vraie compassion et apprendre à rendre grâce en toutes choses.
Apprendre tout ceci prend du temps, exige de la réflexion, de l’énergie, du courage et un soutien de la part de la communauté.
Il faut être conscient que ce ne sont pas là des lois, des règles et qu’on n’est par forcément mauvais si on ne les suit pas. Ce ne sont pas des obligations, ce sont des possibilités.

Il faut être conscient de ce que vivre dans le Règne de Dieu ne signifie pas être dans un autre monde mais vivre autrement dans le monde. Cela ne signifie pas vivre dans un autre endroit mais voir autrement le même endroit. Cela ne signifie pas ignorer quelque chose qui est ici mais voir quelque chose qui a toujours été ici.

Vivre dans le Règne de Dieu c’est fondamentalement comprendre que toute vie est en relation, que toutes les vies sont interdépendantes, que l’Esprit saint, la « rouah », est en tous et en chacun, même dans la petite graine de moutarde, même en ceux qui sont nos ennemis, que la création est une et qu’elle a un créateur. Nous faisons tous partie d’un grand fleuve d’émerveillement qui coule depuis toujours.
Dans un langage plus traditionnel cela signifie que nous sommes tous fils ou filles de l’Esprit vivant de la création, nous sommes enfants de Dieu. C’est un Règne sans frontières ni divisions. C’est un Règne sans ennemis. Il est en dehors de tout temps, il est éternel.

Neil Doug-Klotz dit que le Règne de Dieu est une « puissante expérience d’unité ».
Jésus faisait comprendre à ses disciples que le Règne de Dieu est maintenant. Son entrée est libre et gratuite. Aucun billet d’entrée, aucun rite n’est exigé à l’entrée. Il n’y a pas de temps d’attente. Chacun peut vivre cette « puissante expérience d’unité ». Chacun peut découvrir qu’il n’est plus isolé, qu’il n’est jamais seul. Chacun peut prendre conscience qu’il est un élément d’une réalité plus grande qu’il ne peut imaginer. Le Dieu que l’on recherche est en nous, l’esprit qui propose de nous guider est déjà à l’œuvre, il n’attend que notre acceptation et l’ouverture de notre cœur.

On pourrait demander :
- « pourquoi donc n’y a-t-il pas plus de gens qui entrent dans le Règne ? »
La réponse est simple :
- « parce que c’est dur. »
C’est dur parce que nous vivons dans un monde que nous avons créé, dont le système social, les institutions sociales et la conscience (ou l’inconscience) sociale nous rendent aveugles à ce qui est important à ce qui seul est réel.
Notre monde appelle succès à ce qui et absolument illusoire et provisoire, à un niveau qui ne semble jamais suffisant. Notre monde a élaboré un système socio-économique qui dresse les enfants de Dieu les uns contre les autres et nous disons qu’il s’agit d’une saine concurrence.
Notre monde a créé une idéologie qui dit que si on travaille beaucoup, si on se donne beaucoup de peine, si on prie beaucoup, on peut avoir nos vies sous contrôle. Mais comment nous ouvrirons-nous dans ces conditions au grand Mystère de Dieu puisqu’on ne peut pas l’avoir sous contrôle ?

C’est justement « la raison d’être » d’une communauté sainte, d’une Église aimante, de nous former, de nous aider, de nous encourager, de nous soutenir dans notre recherche de sainteté.
Le christianisme auquel je vous invite est le chemin de la nouvelle naissance et de la transformation. Il vous fait voler sur les ailes d’un aigle, nager dans la rivière de la vie. Il vous propose de découvrir que le soleil, la lune et les étoiles sont composés de la même matière divine que vous et que tous les autres hommes. Il vous invite à comprendre une fois pour toutes que vous n’êtes pas né sur cette planète pour subir votre vie mais pour découvrir une nouvelle vie.
Il suffit d’accepter cette invitation, de trouver la communauté où on se sent soutenu et de mettre tout cela en pratique, en pratique, en pratique. Cela change vraiment la vie.

C’est cela que je dirais à celui qui cherche en dehors des Églises. Je dirais ces choses car je sais bien qu’elles sont vraies. C’est un magnifique chemin de lumière que nous avons étouffé trop longtemps. Il est temps, j’en suis convaincu, d’en dévoiler la lumière, même si elle nous éblouit.

lundi 22 juin 2009

Tuée pour le droit à la démocratie..



Triste...trop triste ce meurtre gratuit!

Disparue dans sa jeunesse
pour avoir affirmer
le droit à la démocratie,
dans un élan d'espérance d'être libérée des tyrans.
et pour avoir voté contre la dictature.



Ma prière et ma pensée va au peuple iranien.

samedi 20 juin 2009

En Vrac...


De l'anglicanisme au catholicisme romain

La communauté religieuse anglicane ALL SAINTS SISTERS OF THE POOR au Maryland, opposée aux tendances libérales de l'Église Épiscopale américaine, sera réintégrée dans la pleine communion catholique romaine dès le 3 septembre lors de la célébration d'une messe par Mgr O'Brien, archevêque de Baltimore. L'ancienne supérieure de la communauté et une religieuse ont refusé de se joindre à l'Église romaine.





Que pense Desmond Tutu de Jean Calvin?

Calvin a eu une influence significative sur ma vie, puisque les Néerlandais installés en Afrique du Sud se sont inspirés de ses enseignements. En les déformant, bien sûr. D’ailleurs, bien des opposants au régime d’apartheid se réclamaient aussi du calvinisme! Genève a donc produit à la fois de bons et de mauvais fruits.



Pasteurs et professeurs homosexuels hors des écoles protestantes:


Les écoles protestantes néerlandaises peuvent licencier des enseignants et des pasteurs s'ils ont des relations homosexuelles dans le cadre de leur vie privée. C'est ce qu'a indiqué le Conseil d'Etat néerlandais, dans un avis remis au gouvernement de Jan Peter Balkenende.

Celui-ci, divisé sur une affaire survenue dans une école liée à l'Eglise réformée, avait consulté la haute juridiction en décembre 2008. L'avis, resté secret depuis trois semaines mais révélé le 9 juin par la presse, devrait entraîner des tensions dans la coalition au pouvoir, qui réunit le parti chrétien-démocrate CDA, le Parti du travail PVDA, mais aussi ChristenUnie, un petit parti confessionnel protestant.

Le Conseil d'Etat invoque des directives européennes pour justifier le fait que les communautés éducatives auraient la liberté de réclamer "une loyauté explicite" à leur personnel, sur la base des "normes et valeurs jugées déterminantes pour leur mission". Ces exigences doivent toutefois être "directement liées à la fonction", ce qui serait le cas pour un homosexuel travaillant pour une communauté religieuse, affirme la haute juridiction.

Une loi néerlandaise punit les discriminations et une commission spéciale a estimé, en 1999 et 2007, qu'un employé ne pouvait être licencié en raison de son seul comportement sexuel. La loi prévoit toutefois des "circonstances annexes" qui faisaient débat depuis plusieurs années. Pour le courant protestant, elles permettent d'établir une distinction entre "orientation sexuelle" et "relation sexuelle". Un homosexuel doit être "soutenu" mais s'il a des relations sexuelles, son comportement est "contraire aux principes" des écoles réformées, a estimé l'Association de l'enseignement réformé.

"UNE FARCE"

Ronald Plasterk, le ministre travailliste de l'éducation, avait rejeté cette distinction, s'attirant les foudres de ses partenaires gouvernementaux. Selon le ministre, aucune discrimination ne pouvait être opérée sur la base d'un comportement relevant de la vie privée. Les responsables d'écoles calvinistes lui avaient reproché d'en appeler à "la diversité des croyances et des conceptions".

Un petit parti calviniste, le SGP (2 députés), avait estimé que le ministre réduisait la liberté d'enseignement - qui autorise, aux Pays-Bas, les écoles de diverses religions - à "une farce".

Les députés vont désormais examiner l'avis du Conseil. Le parti réformateur D66 entend déposer une proposition de loi pour interdire de tels licenciements.

Source: Le Monde
Jean-Pierre Stroobants



Du catholicisme romain à l'anglicanisme:

Un des prêtres les plus populaires des États-Unis, le Père Alberto Cutié, vient de quitter l'Église romaine pour se joindre à l'Église Épiscopale américaine. La raison: Son mariage avec une jeune femme.

La révélation de son amour illicite avait choqué plusieurs catholiques américains il y a quelques mois. En changeant d'église, il pourra ainsi continuer à officier tout en partageant sa vie avec son épouse.

vendredi 19 juin 2009

Bilan de Santé



Voilà ou j'en suis!

Tout d'abord, j'ai vu mon médecin mardi. Il semble que je sois en période de pré-diabète mais pas encore diabétique. C'est une bonne nouvelle puisque je pourrai contrôler la situation en réduisant ma consommation de sucre. Je devrai trouver un moyen d'être plus actif.

Déjà le weekend dernier j'ai marché près de 30 km en 2 jours. Le problème est que je devrais répartir ce temps d'activité sur la semaine au lieu de le faire au deux semaines. Bref, c'est a suivre...

Le reste de mon alimentation est déjà bien. Je prépare la majorité de mes repas et je consomme légumes et fruits. Je ne suis pas du genre « repas rapide » ou a acheter des plats préparés. J'ai toujours été contre ce genre d'alimentation. De plus, j'aime cuisiner. Il serait préférable aussi que je diminue mes portions.

Il est vrai que j'ai la dent sucrée et que je suis amateur de bons desserts surtout lorsqu'ils sont chocolatés. Je freinerai donc mes élans gourmands là dessus à mon grand regret.

Pour ce qui est du polype qui doit être enlevé, ça devrait se faire en juillet par gastroscopie. Je devrai aussi subir une colonoscopie pour vérifier s'il y a présence de polype dans l'intestin afin de prévenir l'apparition d'un cancer. Après en avoir discuté avec le médecin, je demeure optimiste. Ce sont des examens dont je me passerais volontiers mais il serait beaucoup plus risquer pour moi d'en rester la.

J'ai lu l'histoire d'un pasteur de notre église dans la dernière édition de la revue Aujourd'hui Credo. Il avait négligé de passer cet examen alors que le risque au niveau familial était élevé. Lors d'un voyage en France l'an dernier, il a du être opéré d'urgence pour un cancer.

Cet article m'a fait beaucoup réfléchir et ce que ce pasteur partageait dans ce billet m’encourage à aller jusqu'au bout et de passer cette évaluation médicale si désagréable soit-elle. C'est fou comme certaines lectures arrivent au bon moment dans nos vies sans qu'on s'y attende!

Dans tout ça, je dois aussi souligner la vigilance de mon médecin qui a pris au sérieux mon problème de reflux gastro oesophagien. Il aurait pu faire comme tant d'autres qui se contentent de prescrire un médicament pour soulager les symptômes. Il a préféré pousser plus loin son investigation même si je n'avais pas de douleur. Heureusement avec ce que la radiographie a révélé.

Ai-je peur? Je suis inquiet mais je ne peux pas dire que j'ai peur. Je pense que l'inquiétude est une émotion normale et je me dois de la vivre. Il ne faut surtout pas vivre dans la négation, pas plus qu'entretenir l'angoisse avec les scénarios qu’elle peut faire émerger.

Je vis ici maintenant, je suis capable de faire ce que je dois, je respire la vie, je profite de l'été qui commence et je sais que je ne suis pas seul, comme l'exprime si bien la confession de foi de l'Église Unie.

lundi 15 juin 2009

Divers



Avec l'été et la période des vacances qui débutent, ce blogue ne publiera qu'un article par semaine à compter de cette semaine. Il fera relâche à la mi-août pour reprendre dans sa forme habituelle vers le 12 septembre prochain.

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Voici un article de Samuel Foucart pris sur Top Chrétien

Les gros mots des évangéliques !

Houlà quel titre ! Rassurez-vous, je ne vais pas répertorier les noms d’oiseaux que nous entendons ici ou là au quotidien. De plus en plus d’ailleurs, au travail, à l’école, sur les ondes de la radio ou à la télévision ! La médiocrité verbale fait fureur, et plus on est grossier et déplacé, plus on est tendance ! Triste de voir une jolie jeune fille n’ouvrir la bouche que pour lâcher des jurons dignes d’un charretier ! Mais il semblerait que certains critères de séduction aient changé, et que nous n’avons pas été prévenus, nous autres les quinquagénaires ! D’ailleurs la Bible nous encourage, amicalement, mais néanmoins fermement, à ne pas utiliser de paroles grossières (Éphésiens 5.4). C’est mieux, c’est plus agréable, plus noble et cela va faciliter notre vie !

Mais voilà, si effectivement nous ne trouvons pas trop d’évangéliques pour traiter leur frère de « raca » : « Quiconque dira à son frère raca, mérite d’être puni par les juges » (Matthieu 5.22), d’ailleurs la traduction de ce mot « raca » est très atténuée dans nos traductions modernes, nous avons inventé une autre forme d’injure, beaucoup plus spécifique à notre petit microcosme évangélique, et donc beaucoup plus hypocrite !

« DIVISEURS », « DIVISION », voilà les gros mots des évangéliques, l’injure suprême, l’anathème sanctifié ; j’ai vu ça sur le forum de certains blogs dans les semaines passées. Certains internautes n’étant absolument pas d’accord avec la simple idée qu’on puisse ne pas penser comme eux, ne pouvaient décemment pas insulter leur prochain en public ! Alors ils ont fait appel à « l’injure suprême » dans nos milieux, « Diviseur », ou encore « Division » ! Là, si vous voulez atteindre un évangélique, lancez-lui ça à la figure !

Ne pas être d’accord avec les autres n’est pas fatalement un signe de division, mais souvent le signe initial de la vraie liberté ; nous n’avons pas un Vatican qui pense pour nous (du moins pas encore) ; nous n’avons pas de Pape dont la parole serait inattaquable ; personne n’émet de bulle pontificale dans nos milieux ! C’est d’ailleurs pour toutes ces raisons qu’on nous a appelé « Protestants[i] » jadis ! Les tenants d’une seule ligne, d’une pensée unique auraient mis Luther en boîte et ils l’auraient obligé à retourner au catholicisme primaire ! Moi, j’aime ne pas être d’accord avec les autres ; même si parfois je me trompe ; j’aime qu’on me dise « Je ne partage pas votre avis » ; j’aime savoir que le Top Chrétien est un espace de liberté. Ne perdez donc pas votre temps en utilisant les gros mots préférés des évangéliques, cela ne sert à rien !

« Étaler nos divisions en public est une honte » ! Voilà ce qu’on m’a écrit l’autre jour à propos d’un blog (ou de plusieurs je crois bien) ! Quelles divisions, quelles « guéguerres » ? Nous n’appartenons à aucune secte et nous avons la liberté, le droit et je crois le devoir de faire valoir nos idées évangéliques devant tous. Nos débats internes, si tant est qu’ils existent, ne doivent pas être cachés aux regards des autres, ou alors arrachez Actes 15 de votre Bible. Le débat permet d’avancer ; il est une forme d’intelligence et de spiritualité accomplie ; qu’il dérange certains, tant pis, ou tant mieux ! Son but est de provoquer la réaction. Rien de pire pour un évangélique que la poussière ! Un évangélique qui ne bouge plus est un évangélique mort ! Une église évangélique poussiéreuse n’est rien d’autre qu’un musée religieux ! Laissez tomber vos « gros mots », afin qu’ensemble, nous puissions soigner nos « gros maux » !


Samuel Foucart

[i] La plupart des gens ignorent l'origine du mot « protestant » et pensent que cela provient du mot « protester ». En réalité cela signifie en latin « affirmer ». Une déclaration de la première profession de foi protestante qui a donné le nom à notre confession est « Protestati sumus » c'est-à-dire « nous affirmons que » et non « nous protestons contre ». Ce n'est pas du tout pareil. C'est positif. (Wikipédia : « Protestantisme »)

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Les Misérables

L'excellente version des Misérables au Capitole de Québec de retour dès mercredi. Voici la pub et la prière de Valjeant «Comme un homme».

J'ai vu ce spectacle l'an dernier dans le cadre des Fêtes du 400e. Un pur ravissement!





vendredi 12 juin 2009

La foi adulte...



Avoir une foi adulte; qu'est-ce que c'est au juste?

Le bimensuel « Sentiers de foi.Info » dans son édition du 20 mai dernier nous parle de la « foi adulte »

Comme à chaque publication, cette revue vient rejoindre par ses textes une diversité de personnes en nous présentant des parcours humains et de foi novateurs.

« On ne peut rester tout sa vie avec la foi de son enfance! » Avec le passage à la vie adulte, la foi est appelée à grandir, à s’épanouir. À devenir une foi qui cherche à se vivre pleinement, au sein de notre monde...

Voila comment débute l'article de Daniel Laliberté. Ces quelques mots à eux seuls m'interpellent dès le début de ma lecture.

Qu'est-ce qu'une foi adulte? Est-ce la même chose que penser la foi intelligemment? Comment peut-on faire évoluer notre foi de l'enfance à sa période adulte?

« La foi...c’est d’abord une attitude fondamentale de confiance,
La confiance la plus inébranlable possible. Telle est la « vraie foi », la foi la plus importante, la foi dont l’Évangile dit qu’elle peut déplacer les montagnes. Elle est de l’ordre de l’attitude intérieure et, bien qu’elle ne permette pas d’esquiver les difficultés de la vie, elle confère une profonde sérénité. »

Cette définition de la foi a quelque chose de très significatif pour moi. Je vais essayé le mieux possible de vous partager ce que représente dans ma vie ce passage de la foi de l'enfance a la foi adulte.

Il fût une époque ou ma foi était plus une question de rituels, d'idéaux de sainteté, de pensée magique et de superstition. Croire qu'une relique ou un scapulaire particulier aiderait à mon salut, comme quelqu'un trouve son équilibre dans quelques vertus ésotériques qui proviennent des pierres, ou un peu comme la personne qui consulte une diseuse de bonne aventure pour savoir ce qui arrivera dans sa vie ou quel chemin à emprunter pour atteindre ses objectifs.

La religion, que je croyais être la foi, fut à un moment de ma vie un moyen de fuir ma réalité , parce que je croyais être une personne foncièrement mauvaise, surtout en regard de mon orientation sexuelle. C'était croire que Dieu ferait de moi un hétérosexuel si je lui demandais, qu'il ferait de moi un saint homme qui partirait en mission à l'étranger sauver les âmes perdues. S'il ne répondait pas à ma prière, c'était parce qu'il me rejetait à cause de ma condition.

Quelle illusion et que d'orgueil que de vouloir sauver les autres sans parvenir à se sauver soi-même. Ça ressemble à une phrase lancée à Jésus alors qu’il était sur la croix. «Il en a sauvé d’autres, qu’il se sauve lui-même…» Luc 23 : 35. La différence marquante est que le geste de Jésus n’était pas un acte d’orgueil mais une offrande pour le salut de l’humanité.

Ma vie se résumait donc à vivre dans la peur permanente de l'enfer et la culpabilité. Ma foi était davantage motivée par la peur que par la grâce. C'est sans doute pour ça que j'ai tellement été frappé par la vie de Martin Luther et sa doctrine sur la justification par la foi qui a transformé chez lui comme chez moi la conception du salut.

Cette peur de l'enfer est normal lorsqu'enfant on vous fait nettement comprendre que Dieu vous aime si vous êtes bon et qu'à la moindre offense, sa colère s'abat sur vous et qu'il vous rejette tant et aussi longtemps que vous ne changez pas. Le problème, c'est que cette attitude nous fait faire du sur place et nous condamnant à la mésestime de soi. Nous croyons alors que Dieu pose sur nous le regard que nous posons sur nous-mêmes. De façon plus subtile, nous regardons de la même façon ceux et celles qui ne croient pas comme nous ou qui ne correspondent pas a notre idéal de sainteté. Nous en venons à juger plus qu’à écouter. Nous en venons à condamner alors que les quelques squelettes traînent dans nos placards n'ont pas vraiment grand chose d'édifiant. Nous en arrivons à regarder les autres avec le même regard avec lequel nous nous condamnons, et ce regard est aussi celui que l’on donne à Dieu.

Enfant, ma mère me faisait porter un bavoir pour les repas. D'un côté, il y avait l'illustration d'un ange avec la mention « Aujourd'hui, je suis un petit ange. A l'envers, il y avait l'illustration d'un petit diable avec la mention « Aujourd'hui je suis un petit diable ». Si j'avais fait quelque chose de mal, j'étais terrorisé à l'idée de porter le bavoir du côté du petit diable. Je pleurais et je hurlais lorsqu'on me punissait ainsi. C'était la façon de faire à cette époque pour nous éduquer dans la foi chrétienne. Ce que l'on croyait être une façon d'éduquer dans les normes de l'époque serait aujourd'hui considéré comme de la cruauté mentale.

Il ne faut donc pas se surprendre que cette éducation ait influencé toute ma conception du bien et du mal et de l'existence d'un Dieu vengeur. Il ne faut donc pas se surprendre non plus de toute la révolte intérieure qui a suivi et qui m'a mené a mettre de côté tout ce qui était en lien avec l'Église. J'ai en quelque sorte passé d'un extrême à l'autre, d'une forme de piétisme malsain a l'abandon complet de la pratique religieuse parce que le christianisme que j'avais expérimenté au cours de ma vie me dégoûtait.

Malheureusement, combien de chrétiens de mon époque et même d'avant n'ont-ils pas tout balancé pour les mêmes raisons?

Les rites de passage au cours de la vie varient et ils s'avèrent parfois difficiles et complexes. Ne songeons qu'au passage de l'adolescence à la vie adulte. Ma période de rejet des valeurs chrétiennes telles que je les connaissais correspondrait a ce que j'appelle une crise d'adolescence spirituelle, passage en quelque sorte obligé pour devenir des croyants adultes.

Rien ne va plus. L'enseignement des parents est dépassé, je rejette les conceptions qui m'ont été léguées, je remets en question l'autorité (celle de l'Église des prêtres ou des pasteurs), je vis ma vie et je me fiche éperdument de ce que les autres pensent, je laisse l'enfer ou il est et le paradis à ceux et celles qui sont morts. Moi je vis pour le meilleur et pour et pour le pire! Parfois bien, parfois mal à cause des reflux de culpabilité, mais je vis quand même et j'expérimente. Une véritable crise d'adolescence mais sur le plan spirituel.

Cette crise d’adolescence spirituelle a donc duré plusieurs années. Malgré tout j’avais une conviction intérieure qui ramenait à mon esprit de texte de Jean au chapitre 3 où Jésus parle de l’amour de Dieu qui donne son fils, …«pour que quiconque met sa foi en lui ne se perde pas mais ait la vie éternelle». Plus tard, je suis revenu vers l’Église par le biais de l’Église Unie.

Comment puis-je savoir si aujourd’hui ma foi est passée de celle de l’enfance à l’adulte ?

Je crois que tout est en mouvement. Nous avançons toujours vers autre chose. Je crois que rien ne stagne ou n’est acquis.

La foi comme la vie est toujours en mouvement. Je ne vis pas comme bien des gens dans la certitude des choses de la foi. Je doute, je me questionne, je prends du recul et je repars de l’avant. Ma foi est aujourd’hui libératrice au lieu d’être contraignante et en ce sens je crois marcher sur les parvis d’une foi adulte. Elle est dépourvue de pensées magiques. Elle est ce qu’elle est aujourd’hui. J’ai passé de la condition de «mal aimé» à «aimé» tout simplement. J’ai passé du «rejeté» à «l’accepté». J’ai passé de la mort intérieure à la vie.

Suis-je un moins pécheur ? Est-ce que je prie régulièrement ? Suis-je un meilleur chrétien ? Est-ce que je lis la Bible plus souvent ? Suis-je plus ouvert à l’autre, prêt à écouter et à accueillir ?

Sans doute mais comme tout être humain, mes tendances au jugement, à l’impatience et à la paresse spirituelle sont toujours présents. La foi cependant me rend conscient et plus éveillé face à ces limites. Elle permet un dialogue intérieur pour remettre chaque chose en place et à sa place avec la grâce de Dieu.

En terminant, Sentiers de foi du 10 juin présente un beau dossier sur la créativité et l'iconographie. À lire!

dimanche 7 juin 2009

Jésus était-il Dieu ou Dieu était-il en Jésus? Qui était-il?


Depuis des siècles, Jésus a été perçu par les uns comme un prophète, par les autres comme Dieu, Fils de Dieu ou simplement comme un humain hors du commun. La seule chose que même l'agnostique peut avouer, c'est que le personnage de Jésus a certainement grandement touché pour qu'on en parle encore de nos jours.

La question n'est pas de discuter qui a tort ou qui a raison mais d'amorcer une réflexion sur qui est Jésus pour chacun de nous, que nous soyons chrétiens pratiquants ou non.

Je vous livre quelques textes pris sur différents sites. Ils peuvent alimenter la réflexion. Peut-être vous choqueront-ils ou ils vous laisserons indifférents!

Pour ma part, je reconnais la part divine en Jésus. Cependant, il est plutôt rare que je m'adresse à Jésus dans ma prière. Je m'adresse à Dieu, Père et Mère de tous.

Au delà du personnage historique souvent galvaudé ou le personnage mythologique que certains en ont fait, Il est celui qui a accueilli et aimé inconditionnellement. Voilà qui m'interpelle à emprunter cette voie malgré les difficultés à vivre cet idéal du message évangélique au quotidien.

Bonne Réflexion!

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Jésus est-il Dieu?

Oui, selon la Bible. Explorons quelques textes bibliques pour appuyer cela.

Tout d’abord, un témoignage historique. En 111, Pline le Jeune décrit les chrétiens comme ceux qui chantent “Un hymne à Christus comme à un Dieu” (carmenque Christos deo dicere secum invicem, Ep. 96, à Trajan). Ainsi, nous avons un témoignage historique qui atteste que les chrétiens reconnaissent la divinité de Jésus dès 111! Il s’agirait d’une dès première doctrine.

Preuves bibliques

Contrairement aux croyances populaires propagées par des films comme “Da Vinci Code”, la Bible affirme la divinité de Jésus en plusieurs passages.

Commençons par le mot “Dieu”. Est-il attribué à Jésus? Il est attribué à Jésus lui-même. En effet, Matthieu reprend Ésaïe 7,14 en 1,23:

23 Voici, la vierge sera enceinte, elle enfantera un fils, et on lui donnera le nom d’Emmanuel, ce qui signifie Dieu avec nous.

Dans l’Évangile de Jean, nous trouvons également le mot “Dieu” attribué à Jésus:

18 Personne n’a jamais vu Dieu; le Fils unique, qui est dans le sein du Père, est celui qui l’a fait connaître.

D’accord, l’auteur affirme que Jésus fait connaître Dieu mais n’affirme pas clairement que celui-ci est Dieu! En fait, l’évangéliste veut tout de même établir une distinction entre Dieu Père et Jésus. Cette distinction-union fonde la possibilité d’une révélation. Jésus et le Père sont unis d’une manière telle que Jésus est apte à nous faire connaître le Père. Oui, il existe une distinction entre le Père et le Fils… mais le Fils est Dieu. Il n’existe plus aucune ambigüité lorsqu’à la fin de l’évangile nous lisons la déclaration de Thomas devant Jésus:

Thomas lui répondit: Mon Seigneur et mon Dieu!

Un autre passage frappant est en Actes 20,28:

L’Église de Dieu qu’il s’est acquise par son propre sang.

Seul le Fils, grâce à l’incarnation, a eu du sang à verser. C’est donc Lui qui est appelé Dieu. Il est vrai que plusieurs manuscrits portent “Seigneur”. Cependant, sans entrer dans les détails, la critique textuelle reconnaît habituellement que “Dieu” est la version la plus originale.

En Romains 9,5, l’on trouve l’un des textes les plus beaux en faveur de la divinité de Jésus:

Et les patriarches, et de qui est issu, selon la chair, le Christ, qui est au-dessus de toutes choses, Dieu béni éternellement. Amen!

Et ce n’est pas l’unique passage où Paul parle de la divinité de Jésus:

En attendant la bienheureuse espérance, et la manifestation de la gloire du grand Dieu et de notre Sauveur Jésus-Christ (Tite 2,13)

En terminant, je laisse la parole en grand théologien Jean. En 1 Jean 5:20, nous lisons:

Nous savons aussi que le Fils de Dieu est venu, et qu’il nous a donné l’intelligence pour connaître le Véritable; et nous sommes dans le Véritable, en son Fils Jésus-Christ. C’est lui qui est le Dieu véritable, et la vie éternelle.

Pris sur http://libreparjesus.blogspot.com/2009/06/jesus-est-il-dieu.html
Texte de Patrick, gay d'appartenance évangélique

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Jésus était-il aussi Dieu ou était-il seulement un homme merveilleux et inspiré, plus proche des réalités spirituelles que la plupart des autres hommes ?

Malheureusement, la manière dont cette question est posée fait qu’on ne peut y répondre simplement.

Il faut savoir ce que vous entendez pas le mot « Dieu » et par un homme « inspiré ».

Le problème vient de la tradition de l’Église qui raisonne toujours en termes dualistes, en opposant Dieu et l’homme, le ciel et la terre, l’âme et le corps, l’esprit et la chair. Cette manière de penser gêne aujourd’hui notre réflexion.
Saint Paul avait bien dit : « Dieu était en Christ ». C’est-à-dire que dans la personne de Jésus on rencontre la présence de Dieu. Ensuite, lorsque les chrétiens ont voulu préciser comment le Dieu qu’ils croyaient au ciel avait pu être présent en Jésus qui était sur terre, ils ont eu un problème ! et c’est justement alors qu’ils ont écrit les évangiles.

Marc, qui écrivait le premier, vers l’an 70, a dit que lorsque Jésus a été baptisé, les cieux s’ouvrirent et l’Esprit de Dieu entra en lui. Le mot « inspiré » que vous avez employé, signifie justement « empli de l’Esprit ».

Matthieu écrivit ensuite vers les années 82-85. Il introduisit l’histoire de la naissance virginale qui signifiait que Dieu est entré en Jésus dès sa conception. Mais ce récit met en question la pleine humanité de Jésus.

Luc, écrivant plus tard vers 88-93 mentionnait lui aussi la naissance virginale mais avec des détails très différents de ceux de Matthieu.

Jean, écrivant à la fin du siècle, vers 95-100, omettait complètement l’histoire de la naissance miraculeuse. Il disait que Jésus était « le Verbe de Dieu », présent dès l’aube de la création et que ce « Verbe » s’était incarné dans un Jésus pleinement humain.

Je trouve que ce cette question est largement inutile. Dieu peut demeurer en chacun de nous. Les premiers chrétiens ont voulu exprimer que Dieu demeurait en Jésus de manière particulièrement réelle et complète.
Prendre à la lettre l’expression « Jésus est Dieu » est un non sens absolu. Lorsque Jésus priait Dieu, se parlait-il donc à lui-même ? Lorsque Jésus est mort, est-ce Dieu qui est mort ?

Je rencontre Dieu en Jésus. Je rencontre aussi Dieu dans des gens comme vous. La différence, j’en suis convaincu, n’est qu’une question de degré, non de nature.

Pris sur Protestant dans la Ville
Texte de John Shelby Spong, anglican américain. traduction de Gilles Castelnau

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Une présentation de Jésus

Jésus : (de l'hébreu Yeshua; "Dieu sauve", le "Sauveur") Jésus représente, pour le christianisme, le Fils de Dieu et le Messie annoncé par les prophètes de l'Ancien Testament. Il aurait été envoyé sur Terre par son Père pour sauver l'humanité. Il est aussi la deuxième personne de la Trinité chrétienne.

Jésus serait né à Bethléem en l'an 749 de Rome, soit en l'an 4 ou 5 avant l'ère chrétienne. Comme beaucoup de divinités de l'Antiquité, il serait né d'une vierge, Marie, juive et épouse du charpentier Joseph et élevé dans la religion juive.

La vie de Jésus est racontée dans les quatre Evangiles (Luc, Marc, Matthieu, Jean). Après sa jeunesse passée à Nazareth, il entreprend sa prédication, à l'âge de 30 ans. Elle durera trois ans. Le prédicateur Jean-Baptiste, qui le baptise dans le Jourdain, le reconnaît comme le Messie attendu par les Juifs. Jésus prêche la bonne parole en Galilée, mais en butte à l'hostilité des pharisiens de Jérusalem, il poursuit sa prédication, en Judée, en Samarie, puis à nouveau en Galilée, autour du lac de Tibériade. Entouré de 12 apôtres choisis parmi ses disciples, il prône une éthique qui se veut universelle, basée sur la pauvreté, la justice, la paix et l'amour de son prochain. Les évangiles lui prêtent de nombreux miracles.

De retour à Jérusalem, après le triomphe des Rameaux, il est trahi par Judas, l'un de ses apôtres. Livré aux juifs qui le considèrent comme un blasphémateur et un usurpateur, Jésus est condamné à mort, le procurateur romain Ponce Pilate l'abandonnant à son sort. Il meurt crucifié (la Passion) sur le mont Golgotha (Calvaire). Il ressuscite le troisième jour après sa mort (Pâques) et monte au ciel quarante jours plus tard (Ascension).


Une histoire somme toute banale

Un des buts de la théologie chrétienne est de donner une origine divine aux récits des Evangiles. Pour l'homme moderne, les contorsions théologiques de l'Incarnation, de la Trinité, de la Consubstantialité, de l'Immaculée Conception, de la Vierge Marie, du "Je meurs pour sauver les hommes d'un péché qui remonte à Adam et Eve"... frisent le ridicule. On comprend pourquoi les églises se vident.

En admettant que Jésus, être humain, ait existé, ce qui n'a pas encore été prouvé, cette histoire d'un homme qui dérange les pouvoirs en place devient beaucoup plus simple à expliquer et à comprendre si elle ne se déroule qu'entre êtres humains. Simple ... et malheureusement banale.


Les différentes attitudes possibles vis-à-vis de Jésus : du Tout au Rien
Jésus-Trinitaire : Membre de la Sainte Trinité (Dieu-le Père, Jésus-Christ et le Saint-Esprit) , Jésus est Le Fils engendré par le Père de toute éternité, il en est le Verbe. Quintescence de la théologie chrétienne, la Trinité est un mystère qui n'est pas à la portée du premier croyant venu.

Jésus-Fils-de-Dieu : dieu, demi-dieu, homme engendré par le Très-Haut, mais pas Dieu lui-même. C'était en particulier la doctrine de l'arianisme.

Jésus-adopté : Jésus est le fils de Dieu, mais un fils adoptif. Opinion assez peu répandue qui a eu son heure de gloire avec l'adoptiannisme.

Jésus-Prophète : c'est, en particulier, ce que prétend le Coran qui voit dans Jésus un prophète au même titre que Noé, Abraham ou Moïse..., mais tout de même pas aussi grand que Mahomet.

Le Christ-philosophe : Jésus serait tout simplement un philosophe juif, un sage. C'est la thèse de Frédéric Lenoir.

Jésus historique et rationaliste : le personnage a réellement existé, mais c'était un homme comme les autres, un prêcheur juif, beau parleur, vaguement hippie avant l'heure, et qui pourrait avoir été condamné à mort pour trouble de l'ordre public. Il n'est pas le fils de Dieu, n'est pas né d'une vierge, n'a pas accompli de miracles, n'est pas ressuscité. L'influence de cet homme, de son vivant, a dû être très limitée puisqu'il n'a pas laissé de traces dans l'histoire. Sa prédication a été amplifiée par une poignée de disciples à des fins politiques (hostilité à l'occupation romaine), dans une période propice aux prophéties millénaristes.
On connaît la suite.

Jésus-mythe : le personnage a été inventé. C'est une fable, une légende. Aucune preuve historique n'est venue accréditer son existence. Il est étonnant que Jésus soit le seul prophète à n'avoir laissé aucun écrit.
Paul-Louis Couchoud ("Le Mystère de Jésus" / Rieder, 1927), John M. Allegro ("Le Champignon sacré et la Croix" / Albin Michel, 1971), Bernard Dubourg ("L'invention de Jésus" / Gallimard, 1989), Patrick Dupuis ("L'énigme Jésus") sont quelques défenseurs de cette thèse.
"On sait de temps immémorial combien cette fable de Jésus-Christ nous a été profitable." (Le Pape Léon X, en 1520)

Jésus d'agnostique : pour ceux qui considèrent qu'en l'absence de preuves dans un sens ou dans l'autre, on ne peut trancher entre le mythe ou l'historicité de Jésus. Qu'il ait existé ou non est, de toute façon, sans importance.

Ces trois dernières attitudes, vis-à-vis de Jésus, peuvent se retrouver chez les athées, les agnostiques ou les déistes.

Pris sur Athéisme, l'homme debout

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Quelques citations


Un homme qui était complètement innocent, il s'est offert lui-même comme sacrifice pour le bien des autres, ses ennemis inclus, et devint la rançon du monde. Ce fut un acte parfait. (Mahatma Gandhi)


Jésus fut le premier socialiste, le premier à rechercher une meilleure vie pour l'humanité.(Gorbachev, Mikhail)


Le Jésus que je connais ne peut être rien de moins que Dieu.(Saint Athanase)



Je vous exhorte à ne rien faire par esprit de querelle, mais selon l'enseignement du Christ. J'en ai entendu qui disaient : " Si je ne le trouve pas dans les archives, je ne le crois pas dans l'Évangile. " Et quand je leur disais: " C'est écrit ", ils me répondirent : " C'est là la question. " Pour moi, mes archives, c'est Jésus-Christ ; mes archives inviolables, c'est sa croix, et sa mort, et sa résurrection et la foi qui vient de lui ; c'est en cela que je désire, par vos prières, être justifié. (Ignace d'Antioche lettre aux Philadelphiens 8:2)



La plus grande chose à propos de toute civilisation est la personne humaine, et la plus grande chose à propos de cette personne est la possibilité de sa rencontre avec la personne de Jésus-Christ.(Malik, Charles)


Personne ne tient la place qu'occupe Jésus dans le coeur du monde. D'autres dieux ont été adorés avec dévotion; aucun autre homme a été autant aimé avec dévotion. (Knox, John)


Le Jésus que je connais comme rédempteur ne peut être moins que Dieu.(St. Athanase)



Jésus-Christ est le centre de tout, et le but vers lequel toutes choses tendent. (Pascal, Blaise)


samedi 6 juin 2009

Eli Mattson était mon choix...


On a entendu parler beaucoup de Susan Boyle lors de la compétition «Britains got talent» dernièrement. Ce soir, avec presque 10 mois de décalage avec la transmission originale en anglais, «America's got talent», version française pour le Québec, annonçait le grand gagnant de ce concours tenu en 2008.

Premièrement, je ne comprends pas le vote des américains qui ont préféré le pseudo chanteur d'opéra Neal E Boyd, bien que talentueux, à Queen Emily, Eli Mattson et surtout au fabuleux duo «Nottin But Strings».

Il semble que depuis Paul Potts en Angleterre, on juge davantage sur la puissance et les lancées spectaculaires que sur la justesse et la couleur de la voix des candidats de cette catégorie. Malheureusement, il n'en demeure pas moins que ces gagnants sont des ténors médiocres comme nous en voyons trop souvent à l'opéra. Ce n'est pas leur touchante histoire de vie, la pub, un bon agent ou un spectacle à Las vegas qui en feront des étoiles du monde de l'opéra.

Lorsque j'ai vu mon premier choix, Eli Mattson sur le point de gagner alors qu'il ne restait que lui et Boyd sur scène, j'ai été très surpris et déçu à l'annonce du gagnant par l'animateur. Eli a donc subi le même sort que Susan Boyle en terminant bon deuxième.

Avec son talent et son charme irrésistible, je suis certain qu'Eli Mattson aura une belle carrière. C'est certainement quelqu'un que j'irais entendre en récital.